Claire Chappuis par elle-même

 

Depuis l'adolescence, je nourrissais déjà le rêve secret de partir en mission. Elevée dans une famille chrétienne et estimant avoir beaucoup reçu, j'avais envie de donner à mon tour. Les éclaireurs, les camps de la Ligue pour la Lecture de la Bible, les GBU ont participé à ma formation. J'aimais le sport et les chants en chorale. Le profil de touche-à-tout se dessinait déjà...
C'est à la fin de mes études de médecine à Toulouse que j'ai entendu parler du besoin de médecin pour le Centre Eben-Ezer, par une amie française. Le temps de recevoir la confirmation de mes proches et de ma communauté ecclésiale (ERET), de prendre des cours supplémentaires de médecine tropicale et de soutenir ma thèse, j'étais partie en février 1985.
J'ai découvert une œuvre fondée par des chrétiens locaux, des hommes et des femmes sortis de la poussière, brûlants d'amour pour Dieu et pour leur peuple, et animés par une vision irrésistible.
Mon travail a été d'emblée dans les consultations médicales où j'ai été immergée dans la langue créole. J'enseignais la biologie au collège, les enfants à l'école du dimanche, et je participais volontiers au flot d'activités entreprises par la mission dans toutes sortes de domaines.
En même temps, les défis du travail dans un pays en développement et ceux de la cohabitation entre cultures me mettaient chaque jour face à ma faiblesse et à mes manquements. Je ressentais le besoin d'une formation plus approfondie dans le domaine relationnel. C'est ce qui m'a amenée, de retour en France, à suivre une formation avec Jeunesse en Mission en 1990 et 1991.
En 1992, je repartais rafraîchie, en pleine période d'embargo, convaincue de ma place en Haïti. Je continuais à faire des consultations, tout en m'investissant de plus en plus dans l'enseignement, avec l'Université Chrétienne d'Haïti, et dans des tâches administratives, notamment la rédaction de toutes sortes de documents pour la mission.

Peu à peu, les consultations à la chaîne sont devenues une routine et presque un fardeau, alors que je soupirais après un travail d'accompagnement plus soutenu, touchant à la racine des besoins des personnes et des familles. En 2004, j'ai décidé de laisser les soins curatifs à d'autres médecins plus jeunes pour me consacrer à différents aspects liés à la prévention sanitaire et sociale et à l'animation socio-éducative et socio-économique.
Mon projet désormais est de :
 Travailler à la mise en cohérence des programmes de formation dans le cadre d'un Institut de Langues, d‘une école, d'une école d'infirmières, de l'université, etc.
 Former des formateurs pour les séminaires de prévention du sida et gestion des relations pour les jeunes (les séminaires s'intitulent « Vin aprann renmen » ou « Viens apprendre à aimer »)
 M'investir dans la relation d'aide .

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